les Black Ferns retrouvent la lumière

En un an, la Nouvelle-Zélande s’est métamorphosée. En novembre 2021, les Black Ferns avaient déménagé en Europe, pour côtoyer l’Angleterre et la France. Ils sont repartis avec le sac plein de quatre défaites dans la cage, dont le plus lourd revers de leur histoire contre les Roses Rouges (56-15).

Douze mois plus tard, les joueurs du Pacifique ont changé de rôle. Ce sont désormais eux qui détiennent le tama. Depuis le début de la Coupe du monde, les Néo-Zélandais ont toujours dépassé les 40 points, battant le Pays de Galles (55-3), samedi dernier, en quart de finale, avant d’affronter le XV de France, ce samedi (7h30) en les quatre derniers.

“Restaurer leurs photos”

Les premiers signes de ces fleurs sont apparus à la fin du printemps. En avril, Wayne Smith, un vétéran des All Blacks et un nom respecté en Nouvelle-Zélande, a remplacé Glenn Moore en tant que manager. Il a fini par démissionner après la publication d’un rapport accablant qui remettait en cause ses méthodes de management, jugées offensantes par certains joueurs de sélection maoris ou insulaires du Pacifique. “Les nouvelles recrues ont remis les pendules à l’heure, livre Emmanuel Pellorce, gérant des Amazones de Grenoble. Il était important pour eux de redorer leur blason et de passer à autre chose. »

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Cette Coupe du monde 2022, reportée d’un an en raison d’une crise sanitaire, est une belle occasion de marquer ce nouvel élan. En fait, la mission, pour l’instant, a été couronnée de succès. Dans les stades aussi. Une passion pour les fougères noires grandit en terre maorie. En témoigne ce partenariat, lors du haka répété des Néo-Zélandais face à l’Australie pour le match d’ouverture. “On n’a jamais vu ça avant, plaît à Ian Borthwick, Journaliste néo-zélandais basé en France. Beaucoup de gens parlent du plus beau haka joué dans le jardin d’Eden. »

La semaine dernière, Portia Woodman a battu le record de tentatives de Coupe du monde. | PHOTO : MICHAEL BRADLEY / AFP

Les compliments sont lourds car vous connaissez la place du rugby au pays des kiwis. Ses coéquipières Portia Woodman, qui ont battu le record d’essais en Coupe du monde la semaine dernière (20), profitent également des mauvais résultats des All Blacks, largement critiqués en Nouvelle-Zélande. “Tous les commentaires sont positifs. poursuit Ian Borthwick. Les joueuses savent que cette Coupe du monde est le moment à prendre pour mettre le rugby féminin à l’honneur, pour qu’il ait une bonne place dans la société. “C’est incroyable ce qui se passe en ce moment, accueillir la troisième ligne Sarah Hirini, dans les informations publiées sur le site de l’équipe . La Coupe du monde change la donne en Nouvelle-Zélande. Nous attendions ce concours depuis très longtemps. Le soutien est incroyable. Quoi qu’il arrive dans le dernier carré, cette compétition a un impact dans le pays, avec des jeunes filles et garçons qui s’identifient à notre équipe. C’est tout ce que je veux, pour que ce jeu grandisse davantage. »

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“pays mythique”

A domicile, les joueurs de Wayne Smith ont donc une chance de frapper. Ils sont désormais à deux victoires de leur sixième titre mondial (après 1998, 2002, 2006, 2010 et 2017). Vu leur décision et leur efficacité dans le pré, il faudra remonter de la joie pour les arrêter. “Grâce à leur expérience et à leurs qualifications, ils font des choses incroyables, il soutient Emmanuel Pellorce. Ils ont un jeu pragmatique, mais ils ont la capacité de briller aux rebonds. De plus, les Néo-Zélandais sont toujours incroyables et ont souvent une longueur d’avance. »

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Il y a un an, à deux reprises, les Bleus ont réussi à stopper la machine. “La Nouvelle-Zélande est une nation mythique, contre laquelle nous jouons rarement, brise le dos d’Émilie Boulard. Je pense qu’être dans deux victoires contre eux – et nous sommes nombreux dans le groupe dans ce cas – aide vraiment à réduire le drame. » Cette propriété psychologique sera importante dans les efforts des Françaises. Ce samedi, les Black Ferns se dressent devant eux, avec tout le pays qui les soutient.

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