Drame après le match France-Maroc à Montpellier : comment la cavale du chauffard soupçonné d’avoir tué Aymen s’est terminée dans les Pyrénées-Orientales

Un suspect a été inculpé mardi à Montpellier de coups mortels avec arme après la mort du jeune homme qui s’est effondré après le match entre la France et le Maroc. Pendant douze jours, il s’enfuit en Espagne. Récit.

Il était l’un des fugitifs les plus recherchés de France. Mais après douze jours de cavale en Espagne, William C., soupçonné d’être le chauffeur qui a tué le jeune Aymen à Montpellier le 14 décembre, a été interpellé par la police judiciaire ce mardi 27 décembre à l’aube, dans les Pyrénées-Orientales. Et plus précisément dans la commune de Saint-Estève où il a rejoint une partie de sa famille, lui-même ayant quitté Montpellier où la situation était plus tendue.
Car ce truc a fait grand bruit lorsque le garçon de 13 ans a été renversé et tué par la voiture folle, le 14 décembre vers 23 heures, après la victoire de l’équipe de France contre le Maroc en demi-finale du Mondial Tasse. Les vidéos montraient clairement : la voiture a traversé de nombreuses routes en arborant le drapeau français qui a fini par être arraché, faisant tourner la voiture et percutant des piétons dont l’infortuné Aymen.

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Il est déjà connu pour les infractions au code de la route

Selon nos informations, les enquêteurs du service de police judiciaire et de sécurité, cosasis, ont rapidement identifié le conducteur : William C., la jeune vingtaine, connu du tribunal pour des infractions routières (conduite sans permis ou sans assurance). Cette nuit-là, il conduisait la voiture de sa mère. Lorsque la mort d’un jeune homme produisit très vite une grande tristesse et colère dans le quartier de la Mosson, mais pas seulement, le jeune chauffeur décida de prendre une tangente. Quelques heures seulement après le drame, il est parti avec sa sœur dans le secteur de Valence, en Espagne, à 700 kilomètres de là, la famille d’accueil. Il n’y emménagera pas avant le 26 décembre.

“Il avait peur des représailles”

“Ce n’est pas une évasion longue et fatigante, il avait aussi peur parce qu’il y avait une sorte de chasse à l’homme – pas par la police – qui lui faisait craindre pour sa vie, il y avait une envie de se venger, il a attendu. C’est calme” répond Mimi Jean-Baptiste Mousset, son avocate. “Il ne s’est pas enfui pour cacher son identité connue, mais pour se sauver et sauver son peuple autour de lui, les bonnes émotions et la colère l’ont conduit en sécurité.”
A Valence, William C. se cache à Montpellier, la police judiciaire s’affaire à suivre ses agissements au plus près, à travers des résultats techniques, pour savoir du coup où il se trouvait en Espagne. Immédiatement, le procureur a ouvert une information judiciaire et le juge a émis un mandat d’arrêt contre les Européens. Le réfugié se retrouve bientôt dans une situation désespérée. Sans préparation ni argent mis de côté, la course ne peut pas durer.

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Arrêté à l’aube par la brigade des réfugiés

“La partie de sa famille d’accueil ne voulait pas attirer l’attention et n’avait pas les moyens financiers.”, un gros plan sur l’enquête. Puis il décide de rentrer en France, à Saint-Estève, avec d’autres membres de sa famille. Là encore, c’est sa sœur qui est venue le chercher lundi 26 décembre avant de rentrer vers minuit dans les Pyrénées-Orientales.

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Mardi matin, à 6 heures, la brigade des réfugiés et la BRI (brigade de recherche et d’intervention), ont alors arrêté l’accusé.
“Son but était de revenir au tribunal de France, il avait l’intention de se présenter à la police”, assure Me Mousset.

“Pardon”

Son client a été placé en garde à vue avant son procès après avoir été inculpé de « coups et blessures volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention d’infliger la mort », un crime passible de 20 ans de prison devant la cour d’assises. Il n’a fait aucune déclaration au juge.
“Pour la famille, c’est un soulagement, tout le monde avait peur qu’on ne le retrouve pas et qu’il n’y ait pas de procès”Me Marc Gallix, l’avocat de la famille d’Aymen, réagit de son côté.

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